Présentation du projet Esperanza

ESPERANZA

  • un partenariat fédérant la ville de Marseille, le secteur sanitaire, le secteur médico-social, l’éducation nationale
  • pour la prise en charge d’enfants et adolescents présentant des troubles complexes du développement autistiques et apparentés

Historique du centre Espéranza

De 1945 à 1971 le centre Esperanza a d’abord été un orphelinat pour pupilles de la nation. Il devient ensuite une école de perfectionnement pratiquant une pédagogie coopérative et innovante pour des élèves de 6 à 12 ans en échec scolaire.

Dans les années 2000, les nouvelles lois sur l’intégration scolaire permettent à l’école Esperanza de changer de statut. Des relations de partenariat avec le secteur médicosocial et le secteur sanitaire se développent et un certain nombre d’élèves rejoignent progressivement une scolarité en milieu ordinaire.

Depuis 2009, un collectif réunissant des parents d’élèves et des enseignants permet de mobiliser l’Inspection académique, la mairie de Marseille et les différents partenaires des secteurs médicosociaux et sanitaires afin de préparer la transformation de l’école en conformité avec les nouveaux textes législatifs issus de la loi du 11février 2005.

Dans ce contexte l’idée s’est fait jour de rassembler dans ce même lieu différentes structures scolaires, médicosociales et sanitaires avec l’objectif de consolider la coopération et la complémentarité entre les champs pédagogique, éducatif et thérapeutique et d’augmenter ainsi les chances pour certains enfants de rejoindre progressivement une scolarité en milieu ordinaire.

Les partenaires

1. La ville de Marseille met à la disposition des partenaires l’ensemble de la propriété Esperanza. Elle assure la rénovation et la maintenance des locaux ainsi que le fonctionnement du restaurant scolaire.

2. L’éducation Nationale maintient quatre classes spécialisées (CLIS TED) avec enseignants spécialisés et Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS). Ces classes reçoivent des enfants (à partir de 6 ans) nécessitant une pédagogie adaptée dans un environnement particulièrement protégé afin de préparer une orientation progressive vers une CLIS en école primaire ordinaire, vers une Unité localisée d’Inclusion Scolaire (ULIS) en collège ou si nécessaire vers le milieu spécialisé (IME) pour ceux qui sont le plus en difficulté.

3. Le Centre Hospitalier Valvert extériorise deux unités sur le site : l’Hôpital de Jour « La Farandole » (13 places pour enfants présentant des troubles sévères du développement) et l’Étude Thérapeutique qui propose un soutien psychopédagogique le soir après l’école à une dizaine d’enfants ayant des difficultés psychiques altérant les mécanismes d’apprentissage.

4. L’Association Médico-Sociale de Provence (AMSP – IME La Marsiale) installe en 2015 sur le site Esperanza deux structures :un S.E.S.S.A.D qui aura pour mission de soutenir le projet de scolarisation d’une vingtaine d’enfants autistes(de 3 à 12 ans) en milieu ordinaire et une Unité Médico-Educative de jour (extension de l’IME « La Marsiale » pour une dizaine d’adolescents autistes avec un projet d’intégration en Unité Localisée d’Inclusion Scolaire (ULIS) en collège ordinaire.

Un parcours individualisé et coordonné pour chaque enfant

Il s’agit de rassembler dans un même lieu, différentes structures scolaires, médico-sociales et sanitaires avec l’objectif de consolider la coopération et la complémentarité entre les champs pédagogiques, éducatifs et thérapeutiques et favoriser ainsi la possibilité pour les enfants les plus en difficulté de rejoindre progressivement une scolarité en milieu ordinaire.

Chaque structure conservera son autonomie de fonctionnement et un certain nombre d’enfants pourront continuer d’être accompagnés dans une seule de ces structures si des complémentarités sur le site d’Esperanza ne sont pas justifiées (hôpital de jour seul avec scolarité en milieu ordinaire, SESSAD seul avec scolarité en milieu ordinaire, scolarité dans une des classes CLIS TED Esperanza avec suivi éducatif ou thérapeutique dans une structure extérieure, Étude thérapeutique le soir après une journée en école ordinaire…)

Néanmoins certains enfants présentant les troubles les plus sévères pourront bénéficier d’un parcours scolaire, éducatif et thérapeutique plus centralisé dans un environnement mieux repéré et plus structuré. La proximité entre les différents services devra permettre une meilleure complémentarité des interventions et préparer plus activement un projet de vie en fonction des besoins constatés : retour vers le milieu ordinaire si possible ou orientation en milieu médico-social à temps complet si nécessaire.

Un enrichissement mutuel des savoir-faire

Les relations entre les différentes équipes pourront ainsi se multiplier et se diversifier selon les besoins propres à chaque enfant en termes de prise en charge conjointe ou successive.

Les enfants particulièrement gênés dans leur capacités communicationnelles et relationnelles pourront être entourés de professionnels en mesure de communiquer plus facilement entre eux et de mieux accepter les différences de pratique professionnelle et de modèle théorique de référence.

Chaque partenaire apportant son expérience, et ses outils de réflexion spécifiques, les compétences de chacun devraient s’en trouver améliorées. On peut aussi raisonnablement espérer que cette approche multidimensionnelle de l’autisme et des troubles du développement puisse devenir particulièrement enrichissante en termes de formation et de recherche clinique.

Marseille, le 2 février 2015